Therese Alshammar l'inépuisable



Therese Alshammar est une nageuse fidèle à l’Open EDF. Pour ne pas déroger à la règle, elle sera une nouvelle fois présente à l’occasion de la sixième édition de l’Open EDF. Portrait de cette nageuse suédoise atypique.

C'est quand même un joli brin de fille, du genre à vous coller un sérieux torticolis. Mais c'est aussi et surtout une championne, la chef de file de la natation féminine suédoise depuis une décennie. Car Therese Alshammar, n'en déplaise à son attrayante plastique, fait presque figure de dinosaure sur la scène mondiale.

Née en 1977, la grande brune d'1 mètre 80 a disputé ses premiers championnats d'Europe en petit bassin en 1997, à Göteborg. N'allez pas croire pour autant que la Suédoise a abandonné sa motivation en chemin, ce serait mal la connaître : « Je crois que mon seul défaut c'est la haine de la défaite. Je ne pense qu'à la victoire et le pire, c'est que cela ne s'arrange pas en vieillissant ». A 34 ans, Therese Alshammar est une star, comme pouvait l'être Laure Manaudou du temps de sa splendeur. Nageuse emblématique, double médaillée d'argent olympique sur 50 et 100 m nage libre, 9 fois championne du monde (1 titre en grand bassin et 8 en petit bassin) et 17 fois médaillée d'or aux Euro (4 titres en grand bassin et 13 en petit bassin). 

Therese est également une icône people particulièrement sensible aux sirènes de la mode. « Je suis propriétaire avec d'autres personnes d'une chaîne de magasins d'habillement en Suède », acquiesce-t-elle. « Mais avec le peu de temps libre dont je dispose, je m'occupe surtout des choix des collections en fonction des tendances de la mode. » Et en dépit de sa popularité et des multiples sollicitations dont elle fait l'objet, l'athlétique papillonneuse reste une travailleuse acharnée. « Le matin, je m'entraîne de 9 à 11 heures dans l'eau, puis je fais une pause repas et l'après-midi j'alterne bassin et travail en salle, deux ou trois heures chaque jour. Et même si je voyage sans cesse de par le monde, je m'entraîne où c'est possible et où j'ai des espaces qui me permettent de travailler convenablement. » Un bourreau de travail et un bourreau des cœurs qui n'a semble-t-il pas fini de nous épater !
Source : Natation Magazine

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