
La course mythique réserve souvent des surprises. Sur 100 m, on ne peut pas faire semblant, réfléchir, faire de l'esbroufe. Les nageurs doivent tout donner, tout de suite. La moindre erreur ou faiblesse est fatale. Le moindre faux pas, et les favoris tombent. C'est ce qui s'est passé en séries, pour la première journée de l'Open EDF.
Dans la série la plus relevée (Steimetz, Cielo, Phelps, Bernard), Agnel, le bachelier, a surpris tout le monde. « Je pensais que ce serait dur, la concurrence était quand même énorme », glisse celui qui vient de coiffer au poteau ses adversaires. A ses côtés, Bernard assume. Dix-huitième temps des séries, derrière Gilot (1er), Mallet (2e), Phelps (7e), Leveaux (15e), mais devant Bousquet (19e), le champion olympique n'a « pas assuré ». « Je suis fatigué, c'est frustrant ». Pas de finale donc, comme pour Bousquet, simplement « déçu ».
Gilot finit, lui, premier des séries, laissant sur le carreau un Magnini attendu... mais relégué à la 11e place. Le 100 m a donc choisi ses rois, impitoyable. Avec des exclus surprenants, mais en gardant dans ses réserves des jeunes pousses méritantes et des maîtres du sprint. Un cocktail de première classe qui livrera son verdict cet après-midi en finale.