
« C'est juste énorme », s'extasiait-il en avril dernier. Enorme à l'image de l'énergie qu'il avait alors déployée pour écarter Amaury Leveaux et Fabien Gilot d'un podium national qu'il n'avait jamais atteint. Deux mois plus tard, le Marseillais pur souche plane toujours sur son nuage. Vendredi soir, en ouverture de l'Open EDF de natation, William a lancé le relais 4x100 m nage libre tricolore, vice-champion olympique aux JO de Pékin l'été dernier.
« Je suis bien parti, j'ai tout donné pour être à la hauteur de la confiance que les autres nageurs m'ont accordé », déclarait-il à l'issue de la course. « A la fin, j'ai un peu souffert, mais c'est une expérience exceptionnelle. J'étais tout de même un peu stressé au moment de m'élancer. »
Une pression qu'il a pu extérioriser en échangeant longuement avec son partenaire de club Fred Bousquet, âme du relais 4x100 m depuis les championnats du monde de Barcelone en 2003. « J'ai beaucoup discuté avec Fred pour ne pas commettre d'erreurs et parfaitement aborder la course », acquiesce le sprinter provençal. « Malgré tout, le départ était très impressionnant. » Si la performance globale du relais français n'a pas déchaîné les foules (3'16''73, loin de leur record d'Europe en 3'08''32), elle a eu le mérite de fixer certains repères et d'intégrer le petit nouveau dans une aventure qui pourrait conduire les relayeurs tricolores sur la première marche du podium mondial, cet été à Rome. « C'était une bonne répétition pour nous quatre, mais aussi, et surtout, l'occasion rêvée de plonger Willy dans le grand bain international », conclut Frédérick Bousquet.