Sullivan se cherche

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Eamon Sullivan est-il maudit ? La maladie est venue le frapper lors du Mare Nostrum de Barcelone, le week-end du 6 au 7 juin, alors que ses pépins physiques semblent enfin derrière lui. Grippé et victime de maux d'estomac, le grand rival et ami d'Alain Bernard n'est pas allé plus loin que la série du 100 m nage libre.

Une volonté de fer

Mais l'élève de Grant Stoelwinder n'est pas du genre à se plaindre. « C'est fatiguant, mais, en même temps, ça fait partie de moi », relativise-t-il dans L'Equipe du 10 juin. Déjà opéré quatre fois aux hanches, le double

recordman du monde sur 50 m et 100 m nage libre (officiellement) tente de tirer profit de ses nombreuses mésaventures pour devenir encore meilleur. « Ca m'a rendu plus fort dans la tête. Je n'adore pas regarder les autres nager... Mais si je commence à me plaindre, d'être blessé ou de ne pas être aussi costaud que certains, je vais me gâcher la vie », avoue-t-il dans le quotidien sportif.

A l'Open EDF, le début de la reconquête

Grant Stoelwinder l'avoue volontiers : « J'ai commis une erreur. On s'est précipité pour qu'il retrouve vite son meilleur niveau ». Depuis les Jeux olympiques de Pékin, le champion australien peine à retrouver des sensations. En face, Alain Bernard, Frédérick Bousquet et le Brésilien Cesar Cielo n'en finissent plus d'affoler les chronos. A un mois de l'ouverture des Championnats du Monde à Rome, l'Open EDF pourrait donner une bonne indication sur l'état de forme du sprinter.

Malgré ses trop nombreuses défaillances physiques, Eamon Sullivan est toujours considéré comme l'une des plus grandes menaces des bassins mondiaux par ses adversaires. A 23 ans, l'Australien ambitionne de frapper un grand coup lors des Mondiaux. Son objectif : prendre sa revanche sur Alain Bernard...

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