
La bonne forme du sprint français
D'abord, et ce n'est plus une surprise, le sprint tricolore continue de faire sa loi sur la planète natation. Frédérick Bousquet s'est adjugé sans trembler le 50 m nage libre, son épreuve de prédilection.
De son côté, Alain Bernard a affiché une maîtrise éblouissante en finale du 100 m nage libre. Le champion olympique, dont les fans et supporters se sont déchaînés tout le week-end, fait le plein de confiance en s'octroyant la victoire en 48''20. Un chrono anecdotique, : on retiendra surtout la facilité déconcertante avec laquelle l'Antibois a dominé les débats et ses adversaires.
Enfin, comment ne pas s'enthousiasmer devant la victoire du relais tricolore 4x100 m nage libre. En l'absence de rivaux sérieux, les Bleus ont répété leurs gammes avec aisance. Le Marseillais William Meynard, nouveau venu dans le relais en lieu et place de Fabien Gilot, a inauguré sa première sélection en lançant le 4x100 m.
« Tout n'est pas encore parfait », a reconnu Alain Bernard, « mais nous avons pris des repères importants dans l'optique des championnats du monde et William a pu s'intégrer dans notre collectif. »
Un groupe qui rêve de revanche et... d'or mondial !
Dans les rangs féminins
Dans les rangs féminins, les Australiennes, figures incontournables de l'échiquier international, ont fait montre de leur puissance. A commencer par Lisbeth Trickett sur 100 m nage libre, mais aussi Leisel Jones sur 200 m brasse. La Néerlandaise Marleen Veldhuis s'est également fait remarquer sur 50 m papillon, au même titre que la Suédoise Therese Alshammar. Côté français, Camille Muffat n'a pas manqué son rendez-vous avec sa distance fétiche, le 200 m 4 nages. La protégée de Fabrice Pellerin à Nice aura certainement une belle carte à jouer cet été aux Mondiaux de Rome. Aurore Mongel, championne d'Europe en titre du 200 m papillon (Eindhoven 2008), est restée fidèle à sa spécialité en régalant le public parisien.
Enfin, Coralie Balmy, émoussée par plusieurs semaines d'entraînement intensif, se contente de plusieurs accessits alors qu'on l'attendait en première ligne. « Coralie n'était pas préparée pour l'Open EDF. Elle vise les championnats du monde, c'est en Italie qu'il faudra être affuté», a tenu à rappeler son coach Frédéric Barale.
Pescara, l'ultime étape avant Rome
Dans une semaine, les Bleus s'aligneront aux Jeux Méditerranées à Pescara où ils devraient, à en croire le DTN Christian Donzé, poursuivre leur travail en vue des Mondiaux de Rome. Surtout, les Français vont mettre à profit ces semaines d'entraînement en commun pour conforter et asseoir le collectif national. « Aujourd'hui, tout le monde mesure l'importance du collectif pendant les grandes échéances internationales », soulignait Hugues Duboscq à l'issue de l'Open. « Tous les nageurs ont besoin de ce soutien pour être performant. »