
Ces derniers temps, Hugues Duboscq affichait la mine déconfite des champions dans le creux de la vague. La faute à une année post-olympique qu'il a souhaité alléger pour se concentrer sur un Brevet d'Etat. Mais Le Havrais, pressenti pour devenir capitaine de l'équipe de France aux Mondiaux de Rome cet été, n'est pas homme à se laisser gagner par le doute. « Mister Zen » est plutôt adepte de la décontraction et d'une bonne dose de second degré face aux événements sportifs :
« Quand ça veut pas, ça veut pas ! » rigolait-il en avril dernier aux championnats de France de Montpellier où il avait dû se contenter d'un unique titre sur 100 m brasse. Aujourd'hui, il semble que cette mauvaise passe soit derrière lui. A l'Open EDF de natation, le Normand s'est illustré sur 200 m brasse en empochant la médaille d'argent en 2'13''52. Alors certes, Hugues reste à bonne distance de son record de France (2'08''94), mais l'enjeu est ailleurs. « C'est bien, je me suis arraché pour ne pas lâcher et suivre l'Australien Calder jusqu'au bout », a expliqué le nageur du CN Le Havre. « Il y a encore des détails à corriger mais c'est rassurant. Je suis en retard dans ma préparation, mais il me reste un mois pour régler certains détails. » Et faites lui confiance pour ne pas perdre de temps. Il faut dire que le brasseur vedette de l'équipe de France n'est plus un novice. Habitué des rendez-vous internationaux, Duboscq est devenu le grand spécialiste des performances surprises. En 2004, aux JO d'Athènes, puis en 2008 aux Jeux de Pékin, Hugues avait enlevé trois médailles de bronze sur 100 et 200 m brasse en surprenant les favoris. L'histoire des Mondiaux de Rome reste à écrire !