Benjamin Stasiulis : "Je suis un autre bonhomme"

Benjamin Stasilius
Benjamin, quelle analyse faites‐vous de votre 200 m dos ?
Le chrono est bon, la victoire au rendez‐vous, c'est satisfaisant. Je suis qualifié pour les Mondiaux de Rome sur 100 et 200 m dos et c'est sans doute le plus important. Malgré tout, je regrette que Pierre (Roger) ne soit pas qualifié avec moi sur 200 m dos. On voulait aller en Italie tous les deux.

A l'arrivée, vous avez immédiatement adressé un geste de réconfort à votre copain...

C'est la première chose à laquelle j'ai pensé en touchant le mur. Quand j'ai vu qu'il n'était pas qualifié, j'étais déçu. Ma victoire était plus anecdotique.

Néanmoins, ce titre n'a‐t‐il pas le goût d'une petite revanche après les nombreux pépins physiques qui ont émaillé votre début de saison ?
Après les JO, j'en ai bavé, mais depuis le mois de janvier je suis un autre bonhomme. Je prends du plaisir, plus qu'avant, et je m'éclate dans mon sport.

Est‐ce lié à votre installation au Lagardère Paris Racing où vous vous entraînez avec Frédéric Vergnoux depuis le mois de septembre 2008 ?
Il y a plusieurs éléments qui m'ont permis de revenir, mais c'est vrai qu'en m'installant à Paris, je me suis rapproché de ma famille. Et puis changer de coach ne fait pas de mal à un athlète. Je trouve même que c'est important dans une carrière. Fred (Vergnoux) maîtrise le dos, je progresse beaucoup avec lui. En plus, le groupe du Lagardère est très performant, ce qui constitue un moteur supplémentaire.

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