Aurore Mongel : "J'aurais pu nager plus vite"

am
Le titre national et la sélection pour les Mondiaux de Rome : vous avez réussi un tir groupé sur 200 m papillon, votre épreuve de prédilection...
Je suis effectivement très contente. J'ai parfaitement maîtrisé la finale du 200 m papillon. Je pense néanmoins que j'aurais pu nager plus vite, mais j'ai préféré ne pas tout donner car je disputais ensuite les demi‐finales du 100 m nage libre.

Justement, comment avez‐vous géré l'enchaînement de ces deux épreuves ?
Avant la finale du 200 m papillon j'ai vraiment essayé de me détendre pour aborder le plus sereinement possible

la course. Cependant, je n'étais pas tout à fait relâchée car j'avais toujours dans un coin de ma tête le 100 m où j'avais envie de bien figurer pour intégrer le relais 4x100 m.

Depuis le mois de septembre 2008, vous vous êtes installée à Strasbourg afin de privilégier vos études. De quelle manière parvenez‐vous à conjuguer entraînements et école de kinésithérapie ?
Depuis le début de la saison j'ai modifié mes séances d'entraînement. J'ai réduit le kilométrage pour mettre l'accent sur la musculation afin de gagner en explosivité. A Montpellier, je constate que ce travail porte ses fruits. Nager un 200 m papillon en 2'06 c'est très encourageant dans l'optique des championnats du monde de Rome.

Cet été, en Italie, vous serez accompagnée sur 200 m papillon de Magali Rousseau qui a également réussi les minima et qui progressivement se rapproche de votre niveau de performance.
C'est vrai que Magali est de plus en plus proche de moi. C'est bien pour notre discipline et pour l'équipe de France. Elle grignote son retard et un jour elle prendra la relève. Aux championnats du monde de Rome elle va emmagasiner de l'expérience, cela lui sera très utile pour la suite de sa carrière.

Partagez

ils ont dit

"Ils ont dit..."

"Aurore est une sportive honnête et simple, j'espère qu'avant Rome elle va confirmer sa puissance."

Céline, Strasbourg, 35 ans