
Dès la fin de leur série, Alain Bernard et Amaury Leveaux ont profité de la désertion des lignes d'eau de la piscine de la Croix-Catelan pour effectuer quelques longueurs.
Côte à côte, ils ont nagé durant cinq minutes avant de rejoindre les vestiaires le nez vers le ciel. Il faut dire qu'aujourd'hui, le temps sourit à nouveau à la compétition et redonne le moral aux nageurs, plus souriants que la veille. Le public quant à lui s'est précipité dès la fin des séries au village, où Coralie Balmy et Malia Metella se sont prêtées à une séance de dédicace.
Décontractées, la Martiniquaise et la Guyanaise restent vraisemblablement des exemples pour les enfants venus en masse se faire photographier avec leurs stars. Parmi eux, Agathe, 13 ans. Entre la vice-championne olympique du 50 m nage libre et la triple championne de France à Montpellier, son cœur balance. « Je les aime toutes les deux, mais pour des raisons différentes. Malia est toujours souriante et dynamique. C'est une super nageuse.
Coralie est plus timide, mais quand elle est dans l'eau, elle donne beaucoup d'elle-même, je la trouve humble. Je fais de la natation depuis quatre ans et elles ont accompagné mes entraînements. Quand je suis partie en compétition avec mes copines, on avait chacune une star de prédilection.
La majorité était fan d'Alain Bernard et de Frédérick Bousquet, mais moi j'ai toujours préféré les filles. Je me sentais plus proches d'elles que des hommes et puis elles sont vraiment très belles... »
Ce discours, elle n'est pas la seule à le tenir. Dans les allées de l'Open EDF, un couple de trentenaire tente d'apercevoir Amaury Leveaux et Grégory Mallet. « Ce sont nos deux chouchous. Venir ici les encourager c'était très important, surtout que nous n'avons pas souvent l'occasion de les avoir tous sous la main au même endroit ! ».
Pour preuve du soutien du public français, au village, le stand proposant de laisser un message aux nageurs de l'Equipe de France sature. Poèmes, petits films vidéo, missives de soutien, voire d'amour, l'équipe de France a inspiré le public parisien. 600 messages ont été rédigés en deux jours.
Des mots doux que l'on pourrait attribuer aux bancs d'adolescents attendant patiemment que leur favori se dirige vers le point presse. Bizarrement, c'est Clothilde, 60 ans, qui nous l'aura avoué : « J'aime bien Alain Bernard... j'aurais été plus jeune (rires...) que ma chambre aurait été remplie d'affiches ! Je n'ai plus l'âge, mais je lui ai quand même déclaré ma flamme anonymement. J'espère qu'il le lira ! ». Décidément, quand on vous dit qu'il fait ici de plus en plus chaud...