
Amaury, avez-vous tourné la page Montpellier ?
Les championnats de France sont passés. J'ai pris une semaine de vacances et ensuite je me suis remis au travail avec mon entraîneur Lionel Horter. On a changé certains aspects de l'entraînement et intensifié les séances de musculation.
Compte-tenu de ces ajustements, comment abordez-vous l'Open EDF ?
Je suis très fatigué... En même temps, avec un peu de recul, je m'aperçois que j'ai un gros coup de pompe chaque année.
Dans ces moments, j'essaie de rester lucide, de respecter les consignes de mon coach.
Cette année, l'Open accueille les meilleurs sprinters de la planète. Est-ce l'occasion de vous jauger face à la concurrence en prévision des Mondiaux de Rome ?
Oui, ça peut constituer un test intéressant, mais nous sommes tous dans des états de forme différents. Je pense néanmoins que tous les sprinters voudront marquer les esprits. De mon côté, je ne vais pas regarder mes adversaires. Je vais avant tout me concentrer sur ma nage et tenter de prendre un maximum de repères !
Depuis les JO de Pékin, vous avez connu des hauts (quatre titres aux Euros de Rijeka, Ndlr) et des bas (« France » de Montpellier et non qualification sur 100 m, Ndlr)...
(Il coupe)... J'ai connu une grande année 2008 avec deux médailles d'argent aux JO de Pékin (50 m et 4x100 m, Ndlr), puis quatre titres aux Euros de Rijeka en petit bassin. Mais je savais qu'après l'aventure chinoise, j'allais avoir besoin de temps pour souffler. Je crois qu'aujourd'hui encore j'ai envie de récupérer, même si l'envie de bien figurer aux Mondiaux est là !