
Les leaders français sont-ils dans les temps ?
La réponse est oui. Alors que les leaders étrangers brillent de mille feux, les tauliers français ne semblent pas gagnés pas une ardeur flamboyante. En Allemagne, Paul Biedermann bat record du monde sur record du monde. Au Japon, Shiho Sakaï s'affirme depuis octobre comme la grande révélation du dos mondial. En Afrique du Sud, Cameron Van der Burgh est en passe de supplanter Roland Schoeman
dans le cœur des fans de natation. Sur tout le globe, ça flambe de toute part, même Michael Phelps, sans réaliser de chronos exceptionnels, a fait parler de lui en disputant la coupe du monde avec sa vieille combinaison Speedo.
Il n'y a finalement qu'en France qu'on se remet timidement dans le bain. « Vu sous cet angle, ce n'est pas flatteur », corrige Patrick Deleaval, DTN adjoint en charge de la natation course. « Les Bleus n'ont pas battu de records du monde pendant la coupe du monde parce qu'ils sont dans une autre logique. Biedermann ou Van der Burgh n'ont pas coupé après les Mondiaux de Rome. Ils ont profité que la FINA ait fixé au 1er janvier 2010 la fin des combinaisons pour faire la chasse aux records et aux primes. Les Français sont concentrés sur l'année 2010, les Euros de Budapest, puis sur les saisons qui doivent nous amener jusqu'aux JO de Londres en 2012. » Voilà pourquoi nos petits bleus n'ont pas fait la une des journaux cet automne. Ils travaillent dans l'ombre ou soufflent, comme c'est le cas par Alain Bernard, pour récupérer et aborder sereinement la saison en grand bassin.
Extrait du "Natation Magazine" N°115